Budapest sourit à Kim Boutin

Kim Boutin a quitté la Coupe du monde de Budapest comme seule médaillée individuelle de l’équipe canadienne en terminant deux fois deuxième, samedi au 1500 m et dimanche au 1000 m. Dimanche, seule la Sud-Coréenne Min Jeon Choi (à l’avant-plan) l’a devancée au fil d’arrivée. — Photo AFP

(Journal de Montréal) 2 octobre 2017 — Il reste quatre mois à l’équipe canadienne pour préciser ses ambitions de médailles aux Jeux olympiques, mais une valeur potentielle se profile en Kim Boutin, qui a mis la main dimanche sur sa deuxième médaille d’argent à la Coupe du monde de patinage de vitesse à Budapest.

 

Le fans de courte piste ont eu la chance de voir regarder en direct les journées de samedi et de dimanche grâce à la webdiffusion de Radio-Canada sports.

 

Deuxième en finale du 1500 m la veille, la patineuse originaire de Sherbrooke en a remis une couche identique dans l’ultime course de 1000 m avec une deuxième place qu’elle n’a pas volée, sachant le degré élevé d’opposition des trois autres concurrentes. Boutin s’est comportée comme l’une des principales actrices de la finale, en dépit de deux Sud-Coréennes, dont Min Jeon Choi, qui a complété son triplé de la fin de semaine après avoir enlevé les épreuves du 500 m et du 1500 m de samedi.

 

La Québécoise a quitté le Bok Hall de Budapest délestée de certains complexes face aux puissantes Asiatiques.

 

« C’est drôle à dire, mais avec deux tours à faire, j’avais davantage Elise Christie (la Britannique également en finale) dans ma mire. Dans ma tête, on dirait que je n’étais pas encore rendue à ce niveau-là. Maintenant que je sais que je suis capable, les Coréennes sont dans ma mire et je crois à mon potentiel de les défier dorénavant jusqu’à la ligne », a exprimé l’athlète de 22 ans, auteure d’un chrono de 1 m 34,799 s derrière celui de Choi (1 m 34,660 s), mais devant Christie (1 m 34,852 s).

 

Le faux pas de Cournoyer

 

Le bonheur dépend parfois d’une seule lame dans ce sport, et Charle Cournoyer pourrait nous le raconter longuement. Au terme d’un effort de haut niveau en finale du 1000 m, il se préparait à entrer assurément au troisième rang lorsqu’à la sortie du dernier virage, à moins de quinze mètres de la ligne, il a chuté et fini sa course dans le matelas protecteur.

 

Malgré cinq engagés au départ, Cournoyer sera finalement crédité du quatrième rang après que le Néerlandais Sjinkie Knegt eut été pénalisé pour une obstruction à l’approche de la ligne.

 

Le médaillé olympique de bronze au 500 m des Jeux de Sotchi aurait mérité une meilleure issue. Sa finale comportait du gros calibre, avec les Sud-Coréens Hyo Jun Lim et Dae Heon Hwang, qui ont fini premier et deuxième, suivis du Chinois Tianyu Han.

 

« Je ne peux pas dire que c’est un sport ingrat. Ce fut une erreur technique de ma part, une erreur de tracé. J’ai fait une erreur dans le dernier virage et ça m’a coûté une médaille. La chance et la malchance en patinage de vitesse, on se la crée soi-même. Donc, je pense que j’ai été responsable de ma malchance », a concédé le patineur natif de Boucherville.

 

Rafle sud-coréenne

 

L’équipe sud-coréenne aura profité de cette première Coupe du monde de la saison pour annoncer ses couleurs en prévision des épreuves de courte piste qui se tiendront durant « ses » Jeux olympiques. Sur un total de 18 médailles à l’enjeu, les Sud-Coréens en ont gagné 10 !

 

Deux médailles créent l’espoir au relais

 

À défaut de coups d’éclat individuels à Budapest, le Canada pourra s’encourager avec les valeurs du travail en équipe grâce à la médaille d’or des hommes et à celle en argent des femmes aux épreuves de relais.

 

Celle des hommes particulièrement a été obtenue à la somme d’un effort collectif, un peu aussi par opportunisme avec la chute d’un patineur de la puissante Corée du Sud survenue à la mi-course.

 

Loin derrière les Chinois et les Japonais, le groupe de quatre Québécois formé de Pascal Dion, Charle Cournoyer, Samuel Girard et Charles Hamelin a alors construit sa remontée. Avec 1000 m à faire, Girard s’est hissé deuxième, avant que Dion ne prenne les devants avec six tours à franchir. Girard a réglé le cas au terme des 5000 mètres en devançant le Chinois par un orteil avec un chrono de 6 m 46,191 s pour procurer cette première médaille d’or du relais masculin depuis novembre 2015.

 

« Je ne peux pas dire qu’on a été malchanceux durant toutes ces années-là, mais il y a eu une part de nos relais dans lesquels on a eu de la malchance et où on a livré des résultats en deçà de ce qu’on peut faire. La confiance qu’on avait dans les dernières années n’a pas été affectée. On restait une équipe qui voulait gagner à chaque fois, mais on n’arrivait pas à montrer ce qu’on valait », a observé Hamelin.

 

Réussite importante

 

Plus tôt, la domination des Sud-Coréennes (4 m 8,393 s) s’est révélée avec leur victoire par près de 1,5 s sur les Canadiennes (4 m 9,817 s) en finale de l’épreuve de 3000 m.

 

Le quatuor formé de Kasandra Bradette, Jamie MacDonald, Valérie Maltais et Marianne St-Gelais n’a cependant pas été réellement menacé par la Russie, troisième en 4 m 10,382 s.

 

Ce double podium canadien s’avère la principale réussite de la fin de semaine. Considérant que les calculs tiendront compte des trois meilleurs résultats parmi les quatre Coupes du monde de l’automne, le Canada a pris une option dans l’objectif de qualifier ses deux équipes de relais pour les Jeux olympiques.

 

Le but consiste à terminer parmi les sept meilleures nations (la Corée du Sud est qualifiée d’office en tant que pays hôte) pour ainsi amener à Pyeongchang le maximum alloué de cinq athlètes, autant chez les hommes que chez les femmes.

 

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