La consécration pour

François-Louis Tremblay

Denis Leclerc, vice-président du conseil d'administration de Patinage de vitesse Canada (PVC), Robert Dubreuil, directeur général de la Fédération de patinage de vitesse du Québec (FPVQ), François-Louis Tremblay, Jacques Baril, président du Panthéon des sports du Québec.— Photo Pierre-Yvon Pelletier

(Texte journal de Montréal) 27 septembre 2017 — Lorsque les responsables du comité de sélection du Panthéon des sports du Québec ont contacté l’ancien patineur de vitesse courte piste François-Louis Tremblay, ils ne savaient pas qu’ils causeraient une certaine surprise chez le principal intéressé.

 

«Je ne m’attendais pas à être intronisé aussi rapidement après ma carrière», a souligné Tremblay, quelques minutes avant la cérémonie. «Les intronisations, ce n’est pas quelque chose que je suivais de très près.

 

«Je me suis toujours contenté de ce que je recevais. Je me disais qu’un jour, peut-être que ça pourrait m’arriver.»

 

Il se souvient de la journée où il a reçu la bonne nouvelle. «Lorsqu’on m’a contacté, j’étais surpris, a souligné celui qui a remporté cinq médailles olympiques, dont deux d’or, durant sa carrière. Je suis vraiment fier de faire partie de ce groupe sélect. Je me sens choyé.

 

«Je peux dire que c’est une chose dont les membres de ma famille sont très fières. C’est comme une consécration pour eux. C’est un honneur de voir mon nom là, mais également pour tout le monde qui m’a aidé.»

 

De la patinoire aux finances

 

Depuis qu’il a pris sa retraite en 2013, Tremblay a eu le temps de retourner sur les bancs d’école et de se trouver un emploi dans le monde des finances.

 

«Même si ce sont deux domaines qui ne se ressemblent pas, je peux dire que l’environnement dans lequel je suis est aussi compétitif, a-t-il mentionné. Parfois, tu aurais besoin d’une semaine pour réaliser un projet, mais on te donne seulement trois jours. On passe de longues journées au bureau. On travaille sans compter. Ça prend une personnalité similaire à celle d’un patineur.»

 

Après quelques années loin des patinoires, Tremblay a recommencé à redonner à son sport de prédilection.

 

«À la fin de ma carrière, j’ai fait exprès de m’éloigner, a souligné la fierté d’Alma. Par contre, je savais qu’un jour, j’aurais le goût de m’impliquer dans mon sport. Je recommence à le faire dans les comités haute performance, dans lesquels il te faut un certain détachement pour prendre de bonnes décisions.»

 

Biographie (tirée du site du Panthéon)

 

François-Louis Tremblay

 

Naissance : 13 novembre 1980 à Alma

Intronisation : 2017

Discipline : patinage de vitesse sur courte piste

Catégorie : athlète

 

François-Louis Tremblay a la distinction d’être l’un des trois Olympiens canadiens les plus titrés chez les hommes, ex aequo avec le patineur de vitesse sur courte piste Marc Gagnon et le coureur de demi-fond Phil Edwards. Il a remporté cinq médailles, dont deux d’or en trois participations aux Jeux olympiques.

 

Né à Alma le 13 novembre 1980, François-Louis commence à faire du patinage de vitesse à quatre ans. Sa progression est rapide et dès 1996, il se joint à l’équipe nationale junior.

 

François-Louis Tremblay remporte sa première médaille olympique, l’or au relais, à Salt Lake City en 2002. Quatre ans plus tard à Turin, il gagne deux médailles d’argent, soit aux 500 mètres et au relais 5 000 mètres.

 

L’un des plusieurs précieux souvenirs de sa carrière, fut cette fameuse journée du 26 février 2010 aux Jeux olympiques de Vancouver. Après avoir mis la main sur la médaille de bronze aux 500 mètres, François-Louis revient sur la patinoire, à peine une demi-heure plus tard, pour la finale du relais 5 000 mètres.

 

Lors de cette finale, il aura l’immense responsabilité de patiner les derniers tours de la course. Les patineurs canadiens ont misé sur la stratégie « Opération Cobra », qui donnait à Tremblay plus de temps de repos avant de parcourir les deux derniers tours de piste. Une tactique qui a permis au Canada de remporter la médaille d’or.

 

Tremblay a mérité pas moins de 12 médailles aux Championnats du monde, en plus de nombreux podiums lors de compétitions de la Coupe du monde et championnats canadiens.

 

À trois reprises, il fut le patineur masculin de courte de piste de l’année par Patinage de vitesse Canada (1999, 2000 et 2006) en plus d’être nommé l’athlète masculin de niveau international au 34e Gala Sports Québec en 2006.

 

Commanditaires

Gouvernement du Québec
Passion/Patin/Vitesse

Suivez-nous

Social

Il y a présentement aucun vidéo de disponible.

Nos prochaines activités