« Je n’en reviens pas! » - Laurent Dubreuil, 3e aux Championnats du monde

Le Néerlandais Kjeld Nuls (argent), le Russe Pavel Kulizhnikov (or) et Laurent Dubreuil (bronze) au 1000m des Championnats du monde par distance longue piste à Salt Lake City.

 

Sportcom, 15 février 2020 – Laurent Dubreuil a vécu toute la gamme des émotions, samedi, au 1000 m des Championnats du monde de patinage de vitesse longue piste présentés à Salt Lake City, en Utah. Quatrième à l’issue de son passage où il a réalisé le meilleur temps de sa carrière sur cette distance, le Québécois a ensuite vu son bon ami néerlandais Thomas Krol être disqualifié, ce qui lui a procuré la médaille de bronze.

« Je n’en reviens pas! Pour être honnête, je suis dépassé par les événements », s’est exclamé Dubreuil après avoir enregistré un chrono de 1 min 6,765 s, le plaçant troisième derrière le Russe Pavel Kulizhnikov (1 min 5,697 s), auteur d’un nouveau record du monde, et le Néerlandais Kjeld Nuls (+1,03 seconde).

« De faire ce temps-là et d’être aussi proches de ces gars-là, c’est incroyable. Je savais que j’étais en forme, mais je ne m’attendais pas à obtenir ce résultat. Je suis sans mot. »

Cette médaille n’est toutefois pas venue sans peine pour le Lévisien qui s’est dit déçu pour Thomas Krol, disqualifié en raison d’un virage trop large ayant gêné son adversaire en toute fin de parcours. « C’est une montagne russe d’émotions. Une partie moi est désolé pour lui, c’est un de mes meilleurs amis sur le circuit et j’ai été un peu chanceux. Par contre, je suis vraiment fier de ma performance et je ne pourrais pas être plus content au niveau personnel. »

Cette situation n’est pas sans rappeler la disqualification ayant privé Dubreuil, Antoine Gélinas-Beaulieu et Gilmore Junio d’une médaille d’or au sprint par équipe disputé jeudi. « Cette fois-ci, c’est l’inverse, alors que notre disqualification avait permis aux Néerlandais de monter sur la plus haute marche du podium. Ce sont des choses qui arrivent et à l’image de mes adversaires, je ne peux pas me réjouir d’une exclusion », a-t-il poursuivi.

Également de cette épreuve, Beaulieu-Gélinas (+1,56 seconde) et Alexandre St-Jean (+2,18 secondes) se sont respectivement classés 9e et 17e.

Seule autre Québécoise en lice samedi, Béatrice Lamarche a quant à elle terminé au 21e échelon du 1000 m féminin.

Miser sur la polyvalence

Davantage reconnu pour ses aptitudes au 500 m, Laurent Dubreuil connaît présentement la meilleure campagne de sa carrière au 1000 m, un phénomène qu’il juge surprenant, mais satisfaisant. « J’ai 27 ans et toute ma vie, j’ai été un spécialiste du 500 m. Cette année, c’est différent et je dirais même inattendu. Je pensais que ce serait plus progressif, mais j’ai déjà retranché une seconde à mon meilleur temps en moins d’un an. En plus, j’ai une bonne saison au 500 m, alors je ne peux pas me plaindre! »

Aux dires du principal intéressé, cette polyvalence s’explique en partie par un nouveau plan d’entraînement, de même qu’à une exécution technique « plus facile » au 1000 m. À deux ans des Jeux olympiques de Pékin, Dubreuil ne pouvait demander mieux.

« Je pense que je devrai réévaluer mon approche en vue des prochains Olympiques. En excellant sur les deux distances, ça me permet d’avoir une meilleure gestion du stress et c’est vraiment positif. Je me sens très bien et c’est encourageant d’avoir du succès dans les différentes épreuves », a-t-il conclu.

Les Championnats du monde de patinage de vitesse longue piste prendront fin dimanche, avec la présentation du 1500 m et des départs groupés.

Valérie Maltais en bronze à la poursuite par équipe

La veille (vendredi), Valérie Maltais, Ivanie Blondin et Isabelle Weidemann ont conclu leur saison de poursuite par équipe de belle façon, vendredi, aux Championnats du monde de patinage de vitesse longue piste présentés à Salt Lake City, en Utah. Le trio de l’unifolié a réalisé un nouveau record canadien à cette épreuve, ce qui lui a du même coup permis de monter sur la troisième marche du podium.

« Nous sommes très contentes de notre course. Un record et une médaille, c’est tout un exploit! » s’est exclamée Maltais, quelques instants après avoir enregistré un chrono de 2 min 53,628 s en compagnie de ses coéquipières.

Premières au classement de la Coupe du monde, les Canadiennes ont vu les Japonaises inscrire une nouvelle marque mondiale tout juste avant leur départ, franchissant la distance en 2 min 50,766 s, un chrono amplement suffisant pour remporter l’or devant les Néerlandaises (+1,89 seconde).

Même si elle concède qu’il était difficile de cacher sa nervosité à quelques minutes de la course, la patineuse originaire de Saguenay était confiante pour son équipe qui a multiplié les efforts tout au long de la saison pour conclure avec un tel résultat.

« J’étais un peu stressée, mais sur la ligne d’arrivée je savais que nous étions prêtes. Chaque jour, à l’entraînement, nous pensons à la poursuite et nous nous préparons pour ça. C’est un privilège de faire partie de cette équipe qui, course après course, peut aspirer au podium », a expliqué Maltais, qui croit fermement que le « meilleur reste à venir » pour elle et ses comparses.

« Nous avons une jeune équipe! Ça fait seulement un an que nous patinons ensemble et c’est loin d’être terminé. Nous sommes fières du résultat et c’est motivant. Je pense que nous avons ce qu’il faut pour continuer de progresser et viser l’or. »

 

Dubreuil à quelques centièmes du bronze

En action au 500 m, Laurent Dubreuil a conclu à neuf centièmes du podium et a finalement pris le sixième rang au classement général. « C’était une bonne course! Je suis très près de la troisième place et c’est difficile de voir où j’aurais pu combler l’écart. C’est mon deuxième meilleur résultat à vie en Championnats du monde, alors je suis content », a indiqué le Lévisien, fort d’un temps de 34,123 s.

La satisfaction n’était toutefois pas entière pour Dubreuil qui, ironiquement, connaît des ennuis avec ses départs depuis le début de la campagne. « Normalement, c’est ma force, mais présentement, c’est ma faiblesse. Mon niveau est bon, mais cet aspect n’est pas encore là. Par contre, je me rends compte que mon entraînement demeure payant en offrant des performances comme aujourd’hui. »

Pavel Kulizhnikov (33,727 s) et Ruslan Murashov (+0,26 seconde) ont complété le doublé pour la Russie lors de cette épreuve, alors que le Japonais Tatsuya Shinhama (+0,30 seconde) pointe au troisième échelon.

Toujours au 500 m, Alex Boisvert-Lacroix a pour sa part conclu à 0,97 seconde du vainqueur et s’est classé 17e. La déception était palpable dans le ton du Montréalais qui, de ses dires, avait connu une excellente semaine de préparation.

« J’ai un peu de mal à expliquer mon résultat. Je me sentais très bien et je m’attendais à avoir une bonne course. Cependant, quand j’ai levé la tête au fil d’arrivée, j’étais déçu de mon temps. Je pense que j’ai de la difficulté à courser quand je prends le départ dans le corridor intérieur, alors je devrai retourner à l’entraînement pour retrouver mon aise », a analysé le médaillé d’argent sur cette distance aux plus récents Championnats des quatre continents.

Les activités se poursuivent samedi, en Utah, avec la présentation des épreuves de 5000 m (F), 1000 m (F et H) et de la poursuite par équipe (H).

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